Installée lundi 14 septembre à la tête des quarante-huit agents de la caserne Forty, la directrice de 42 ans arrive du Nord après dix-sept ans passés dans les rangs de la police municipale, dont douze à Strasbourg. Menton-Presse l’a rencontrée. Elle raconte son parcours et ce qu’elle a trouvé en arrivant, sans dévoiler encore sa feuille de route.
Elle ne dira rien de sa stratégie. Pas de suite. « Il y a des objectifs sécuritaires, bien évidemment, dont je ne parlerai pas aujourd’hui, puisque je suis encore en phase d’observation » pose Séverine Lauffenburger. Une réserve de méthode, pour une femme dont le parcours, lui, dit déjà beaucoup.
De la gendarmerie à la « proximité »
C’est en uniforme de gendarme qu’elle commence, tout juste sortie du baccalauréat, comme gendarme adjointe volontaire, plusieurs années durant en Lorraine. « Mais j’étais davantage attirée par la proximité. Il manquait un petit peu ce côté-là avec les habitants » explique-t-elle. Le concours de gardien de police municipale s’impose alors « naturellement. »

En 2008, premier poste à Strasbourg, dans l’une des plus grosses polices municipales de France : cent quarante-sept agents répartis en cinq unités. Elle y enchaîne les affectations, unité de police générale, poste de commandement, brigade VTT.
Puis l’envie de peser sur l’organisation. En 2020, elle décroche le concours de chef de service et devient adjointe au responsable de l’unité de police générale, « auprès de laquelle j’ai beaucoup appris, qui m’a vraiment motivée à poursuivre et à m’investir davantage. »
Valenciennes, un an, puis Menton
En 2024, nouveau cap : le concours de directeur de police municipale, et une première direction à Valenciennes, dans le Nord, à la tête de cinquante agents. Elle y reste un an seulement. « L’opportunité de venir à Menton s’est présentée à moi. Je suis particulièrement fière de répondre présente à cet engagement. »

Le poste n’est pas un saut dans l’inconnu. Elle avait effectué à Menton son stage de fin de formation. « Ça s’était très bien passé, elle avait déjà une petite connaissance du territoire » nous a confié la maire, Alexandra Masson. « Et puis ça a été la meilleure quand on a fait le jury. »
« Des collaborateurs très investis »
Menton et Valenciennes se ressemblent par la taille, mais pas par le rythme. « C’est une commune attractive, connue pour la Fête du Citron, connue pour les différents événements qu’elle organise. Il y a des enjeux sécuritaires qui sont importants » mesure la directrice, dans une ville dont la population grimpe fortement l’été.
De ses débuts, elle retient d’abord l’état d’esprit de ses troupes. « J’ai trouvé un commissariat avec des collaborateurs très investis, très motivés, très engagés, et je suis fière de pouvoir prendre ce poste et collaborer avec ces mêmes agents. »
Ses chantiers immédiats sont connus : renforcer l’effectif de vingt-trois policiers municipaux, comme l’a promis la municipalité. « Nous sommes en train d’engager une campagne de recrutement, avec de premiers entretiens en fin de semaine. On a réellement une volonté de renforcer le service, d’adapter les moyens pour répondre aux besoins. »
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