Première invitée de « Parole d’Élus », la nouvelle émission mensuelle de Radio Menton réalisée en partenariat avec Menton-Presse, Pascale Veran, adjointe déléguée à la protection animale, dresse le bilan du quatrième Salon du bien-être animal et révèle un projet de second parc canin à Menton, porté avec la police municipale.
Quel premier bilan tirez-vous de cette quatrième édition ?
J’étais très stressée, je peux le dire : c’est le quatrième salon, mais pour moi c’était le premier. Ça s’est très bien passé, on a eu plus que ce qu’on espérait en visiteurs, plus de 900, presque 1 000. C’est beau pour un petit salon dans une petite ville. Les exposants avaient l’air enchantés, les intervenants aussi, et les Mentonnais, ce qui est le principal, étaient contents.
Qu’est-ce qui a changé cette année ?
Avec Pauline Johanet, qui travaillait avec moi, on a essayé de mettre notre touche personnelle. On a modifié la structure du salon en mettant les conférences en même temps que les exposants. Ça demande des petites mises au point, mais il y a eu une vraie interaction entre tous.

La table ronde des vétérinaires était une nouveauté. Un pari réussi ?
C’était un petit défi. Deux vétérinaires sont venues, d’autres étaient déjà engagées et une personne s’est désistée au dernier moment pour raisons de santé. Mais c’était très important : nos vétérinaires, ce sont les docteurs de nos animaux, il ne faut pas l’oublier. Ils sont compétents, ils sont là pour nos animaux, donc pour nous. Ce sera renouvelé sans faute.
Au-delà du salon, quelles actions concrètes pour le bien-être animal à Menton ?
Des projets, il y en a plein, à court et à long terme. Il y a la question récurrente du refuge : on ne peut pas s’engager à court terme là-dessus. Parallèlement, il y a des actions plus petites, comme les autocollants qu’on a relancés pour que les propriétaires d’animaux sortent de chez eux tranquilles, en sachant que quoi qu’il advienne, leur animal sera pris en charge.
Et je vous le dis en exclusivité, on envisage un autre parc canin, au parc Gorre. J’ai vu la police municipale. C’est un projet qui serait porté par elle, parce que ça permettrait d’avoir beaucoup moins de soucis dans ce parc. Ça va se mettre en place au fil des semaines et des mois.
Quel message aux Mentonnais propriétaires d’animaux ?
Tous ceux qui ont des animaux le savent, ça fait partie de la famille. Mais attention, des fois, c’est le maître qu’il faut éduquer. Quand on entend parler de crottes ici ou là, ça ne va pas. C’est comme avec un enfant.

Et pour la cinquième édition ?
On a une autre idée de conférence, sur le même mode questions-réponses que les vétérinaires, avec une autre profession qui intéresse tout le monde. Et avec les bénévoles, qui ont eu plus de temps que moi pour discuter avec les exposants, on a prévu des animations supplémentaires dans les jardins et des conférences différentes.

