Si les clés ont officiellement été remises lundi 13 juillet, il faudra attendre janvier 2027 pour qu’un premier patient franchisse les portes du nouveau Centre hospitalier Princesse Grace (CHPG). Six mois de plus au compteur d’un chantier lancé il y a onze ans et qui concerne les Mentonnais.
Sept sur dix. Le chiffre a de quoi surprendre, il est pourtant celui du CHPG : 71,2 % de sa patientèle vit côté français, soit 62 561 personnes.
L’unique hôpital public de la Principauté sert aussi d’établissement de rattachement aux quatre communes limitrophes (Cap-d’Ail, La Turbie, Beausoleil et Roquebrune-Cap-Martin), en vertu de la convention franco-monégasque de sécurité sociale.

L’an dernier, il a enregistré 42 648 passages aux urgences et plus de 171 000 consultations externes. La livraison du nouveau bâtiment lundi 13 juillet, en présence notamment du Prince Albert II et de la directrice Benoîte Rousseau de Sevelinges, concerne donc des milliers de Mentonnais.
Rien ne bouge avant janvier 2027
Attention toutefois, remise des clés ne vaut pas ouverture. Jusqu’à l’hiver, urgences, consultations et hospitalisations continuent dans les locaux actuels.
Depuis début juillet, les équipes prennent progressivement possession des lieux et installent les équipements. En septembre viendront les formations et les essais techniques.

Puis, en décembre, place à la « marche à blanc ». Des simulations grandeur nature pour tester les circuits et débusquer les défauts avant le grand saut.
Le premier malade est attendu en janvier. Les services suivront par vagues, jusqu’à un bâtiment pleinement opérationnel en avril. À terme, près de 75 % de l’activité hospitalière basculera dans le neuf.
Ce qui attend les patients d’ici à 2033
Le nouvel ensemble regroupe l’essentiel de l’offre de soins : urgences adultes et pédiatriques, maternité, blocs opératoires, réanimation, imagerie, hémodialyse, cardiologie, cancérologie.
Le CHPG promet de muscler la chirurgie robotique, la médecine nucléaire et la cardiologie interventionnelle.
Côté chantier, les chiffres donnent le tournis. 65 000 m² de planchers, 40 000 m³ de béton, 520 places de stationnement et 8 000 tonnes d’acier, soit l’équivalent de la charpente de la tour Eiffel.

Plus de 150 entreprises s’y sont succédé, avec jusqu’à 700 compagnons au plus fort des travaux. Le tout sans jamais interrompre les soins, dans un hôpital resté en pleine activité.
Et ce n’est qu’une étape. Une seconde phase doit achever l’ensemble à l’horizon 2033 : 107 000 m² au total, et une capacité portée à 501 lits et places en médecine, chirurgie, obstétrique et psychiatrie. S’y ajoutera une filière gériatrique de 556 lits et places, avec l’extension du Cap Fleuri attendue en 2030.

