Née d’une idée lancée à la fin de la dernière Fête du Citron, la Confrérie des Magistrats du citron de Menton a écrit son premier chapitre dimanche 27 septembre, sur le parvis de la basilique, à l’occasion de la Saint-Michel. Stéphane Constantin, directeur de l’organisme qui détient le cahier des charges de « l’or jaune », nous explique la démarche.
Il est né dans la vieille ville et c’est sur la place de la basilique, à dix heures du matin, qu’il a vu la confrérie écrire sa première page. « Se retrouver ici, c’est fabuleux. Et en même temps, écrire le premier chapitre de cette confrérie, pour moi, c’est ancré » confie dans Menton-Presse Stéphane Constantin, directeur de l’Association pour la promotion du citron de Menton (APCM).
Une idée soufflée en début d’année
L’histoire commence en février, à la clôture de l’édition 2026. « À l’occasion d’une discussion entre collègues, l’une d’entre elles, puisque c’est une femme à qui on doit rendre hommage, nous a dit : « Vous devriez créer cette confrérie. » On a pris ça avec le sourire, parce que ce n’est pas un univers qu’on connaissait bien. Elle a insisté, on l’a écoutée parce qu’on lui fait confiance. »
Fin mars, les statuts étaient déposés. Le nom n’est pas une fantaisie. En 1671, le prince Louis Ier de Monaco, dont dépendait alors Menton, instaure une législation baptisée le Magistrat du citron.
« C’est grâce à elle que la valorisation du fruit a été mise en place, le contrôle, la traçabilité » explique Stéphane Constantin. « On parle du citron de Menton qui est connu internationalement, mais il était bien connu avant que l’IGP arrive. Pour nous, c’était important que la confrérie remette en lumière tout ce passé glorieux, des XVIIe et XVIIIe siècles, qui a fait sa réputation. »
Le pendant festif de l’IGP
L’Association pour la promotion du citron de Menton contrôle la filière, tient le cahier des charges, vérifie. La confrérie fera le reste. « Là, c’était plutôt d’aller sur le côté traditionnel : convivialité, partage, échange. Quelque chose de complètement différent, d’un peu plus festif. »
Elle portera le fruit auprès des autres confréries et lors des événements qu’elle organisera. « Ça vient en complément appuyer ce qui a été fait depuis les années 2000 dans le cadre de sa relance. »
Le calendrier tombe bien. Le cahier des charges de l’IGP a été révisé en août. « C’est une année symbolique. Cette révision marque un grand tournant pour notre filière dans la valorisation des produits un peu déclassés, qui étaient de catégorie deux et qui pourront intégrer l’IGP dans la transformation. C’est une grosse modification, et on est fiers de ça. »

Restait à choisir la date. « Quoi de mieux que la Saint-Michel pour écrire notre premier chapitre ? » nous lance Karim Djekhar, gérant de l’huilerie éponyme. La cérémonie s’est donc tenue à dix heures, avant la messe et la procession, sur le parvis de la basilique Saint-Michel-Archange.
La maire de Menton, Alexandra Masson, et quatre autres maires de la Communauté de la Riviera française ont été parmi les premiers intronisés.
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