Relancée au conseil municipal, l’idée d’un établissement nocturne au Casino n’est pas enterrée, alors que les jeunes continuent de filer vers Nice ou Monaco pour faire la fête. Mais Alexandra Masson la renvoie à la prochaine délégation de service public.
À Menton, passé 23 heures, la jeunesse est parfois à court d’idée. « Nos jeunes n’ont quasiment pas d’autres endroits pour sortir » pointe Loïc Grenard (Nouvel Élan pour Menton).
L’élu d’opposition dresse un constat que partagent bien des parents. Faute de discothèque, leurs enfants prennent la route de Nice ou de Monaco pour leurs soirées.
« Beaucoup de problèmes » du temps de l’ancienne boîte
Le prétexte pour remettre le sujet sur la table ? L’examen, mardi 30 juin, du rapport d’activité du Casino de Menton, exploité par la filiale locale du groupe Barrière.
Car c’est là qu’une boîte avait un temps rouvert ses portes, avant d’être transformée en salle de spectacle sur décision de la précédente municipalité, en 2024.

Selon David Marchisio, qui a rapporté le dossier, la réouverture passée avait viré au casse-tête.
« Il y a eu beaucoup de problèmes, de drogue, de bagarres… C’est une vraie question à se poser » glisse l’adjoint au commerce, qui met en avant, dans le même souffle, l’arrivée d’un nouveau directeur et de « beaux projets » à venir.
Un modèle « Palm Beach » plutôt qu’une discothèque ?
Alexandra Masson, elle, ne ferme pas la porte. Mais plus qu’une boîte à l’ancienne, elle imagine un espace festif et événementiel, « un mélange de genres » dans l’air du temps.
Un restaurant qui se prolonge jusqu’à deux ou trois heures du matin, puis un verre et une ambiance de club. Son modèle ? Le Palm Beach Cannes.
« Tout le monde en a envie à Menton » assure-t-elle, convaincue que la ville peut occuper une « zone intermédiaire », distincte de Cannes et de Monaco. Reste que le Casino, « vieillissant » de son propre aveu, devra être repensé de fond en comble.
L’interrogation qui persiste reste la sécurisation des lieux. Monter une boîte, « oui, si on y met les moyens. » Des ressources qui manquent actuellement. « Nous ne sommes pas en capacité dans l’immédiat. »
La réflexion se jouera en 2030, « sur la prochaine DSP », la future délégation de service public du casino, censée rebattre les cartes. « Un peu avant », peut-être, mais « sans précipitation. »

