La commandante divisionnaire a été installée mercredi 16 septembre à la tête de la police aux frontières de Menton, en présence du préfet Jean-Marie Girier, de la maire Alexandra Masson et du député Gabriel Tomatis. Elle prend la direction d’un service en première ligne sur la frontière franco-italienne.
Le service compte 70 agents, et sa mission tient en quelques kilomètres de frontière : le pont Saint-Louis, le col de la Mortola, la gare de Garavan et les routes de l’arrière-pays où passent, depuis le rétablissement des contrôles en 2015, des milliers de personnes chaque année.
C’est ce service que dirige désormais Adeline Trouillet, commandante divisionnaire fonctionnelle, installée mercredi matin lors d’une cérémonie officielle.
Le préfet, la maire et le député présents
Cette dernière a réuni les autorités civiles, judiciaires et les forces de sécurité du secteur. Jean-Marie Girier, préfet des Alpes-Maritimes, et le directeur interdépartemental de la police nationale lui ont adressé leurs vœux de réussite « au service de la sécurité et de la coopération transfrontalière. »
Alexandra Masson, maire de Menton, et Gabriel Tomatis, député de la circonscription, ont également assisté à l’installation.
Dans son intervention, le préfet a rappelé ce qu’il attend d’un service dont l’action est scrutée de part et d’autre de la frontière. « La fermeté et l’humanité ne sont pas des exigences contraires. Elles sont les deux faces d’un même devoir, celui de l’État de droit. »
« Des moyens nécessaires à l’accomplissement de leurs missions »
Sur ses réseaux sociaux, la maire a salué « un moment important pour notre territoire. »
« Menton est une ville frontalière, directement concernée par les enjeux liés au contrôle de la frontière franco-italienne et à la lutte contre l’immigration irrégulière, les trafics et les réseaux de passeurs » écrit Alexandra Masson, qui rend hommage aux 70 agents et à leur mission accomplie « dans des conditions parfois exigeantes. »
L’élue en a profité pour glisser un message à l’État. « Nos forces de sécurité doivent pouvoir compter sur le soutien des institutions et disposer des moyens nécessaires à l’accomplissement de leurs missions. »
Une phrase qui fait écho aux renforts de police nationale réclamés sans réponse, par le député Gabriel Tomatis comme par la Ville, dans un courrier cosigné cet été.

