La liste d’union RN-UDR conduite par Laurent Castillo est arrivée en tête dimanche 27 septembre avec 40 % des voix des grands électeurs. Les deux candidates Les Républicains, Alexandra Borchio Fontimp et Dominique Estrosi-Sassone, ont conservé leur siège.
Laurent Castillo, professeur de médecine et député européen, et Gaëlle Frontoni, conseillère départementale, ont fait leur entrée au Sénat. Leur liste, « Le meilleur est à venir pour les Alpes-Maritimes », étiquetée union des droites pour la République et soutenue par Éric Ciotti comme par Alexandra Masson, a recueilli 829 voix sur 2 093 grands électeurs, soit 40 %. Deux sièges sur cinq.
Deux sièges pour la liste d’Alexandra Borchio Fontimp
Derrière, la liste divers droite d’Alexandra Borchio Fontimp, « Ensemble pour les Alpes-Maritimes », a obtenu 621 voix (30 %) et deux sièges également, avec Jean-Marc Delia, maire de Saint-Vallier de Thiey. Patricia Demas, sortante placée troisième, a perdu son mandat.
Dominique Estrosi-Sassone, tête de la liste Les Républicains « La liberté d’agir pour les Alpes-Maritimes », a été réélue avec 469 voix (22 %). L’ancien maire de Mandelieu-la-Napoule, Henri Leroy, sortant et troisième sur la liste Castillo, n’a pas été reconduit non plus.
«Un message qui marque une avancée vers l’alternance »
Au micro de Public Sénat, Éric Ciotti a salué « un message puissant, un message qui marque une avancée vers l’alternance. »
L’alliance RN-UDR espérait la majorité des sièges (soit trois), mais a dû se contenter de deux. Une déception ? « À quelques dizaines de voix près, la règle de la plus forte moyenne fait qu’alors qu’on a deux cents voix de plus que la liste qui est derrière, on a une égalité de sièges. Ça fait partie du calcul. Il est là, il existe, on s’y plie. »
Menton et l’Est restent sans sénateur
Le troisième siège aurait profité à Henri Leroy. Le quatrième, à Sophie Eckenberg, adjointe mentonnaise à la jeunesse, aux affaires scolaires, à la petite enfance et à l’enseignement supérieur.
Elle était la seule candidate de l’est du département en position visible sur une liste. Avant le vote, Florent Champion (Menton en action) s’inquiétait déjà de « l’effacement politique de l’est » et notait qu’à part elle, « il n’y a aucune personne de l’est du département sur une liste sénatoriale. »
Le constat vaut aussi pour le résultat. Les cinq sénateurs sont niçois ou de l’ouest du département. Menton et la Riviera française n’auront pas de représentant au Palais du Luxembourg pour six ans.

