Le conseil municipal a créé vendredi 18 septembre la brigade cynophile annoncée lors de l’installation de la nouvelle directrice, Séverine Lauffenburger. Le débat a surtout permis de chiffrer le dispositif et de mesurer la difficulté à attirer des agents.
Un maître-chien recruté à l’extérieur, avec son propre animal et un véhicule à aménager : c’est la brigade cynophile telle que l’a présentée Richard Miquelis, adjoint à la sécurité, comme « outil opérationnel efficace pour renforcer la présence dissuasive » lors des manifestations et sur les « espaces sensibles. » Le chien sera hébergé par son maître, dans le cadre d’une convention prévue par le code de la sécurité intérieure.
40 000 euros, plus un véhicule à 35 000 ou 50 000
Benjamin Martelli (Renouveau pour Menton) a salué une initiative que son groupe « avait lui-même proposée », avant de rappeler un chiffre, « seize postes vacants sur soixante-neuf au sein de la police municipale. »
La brigade sera-t-elle pourvue par une arrivée ou par la formation d’un agent en place ? « Une personne extérieure va être recrutée, qui a déjà l’expérience du chien » a répondu Alexandra Masson, assurant que le local et les véhicules seront adaptés « dans de très bonnes conditions. »

Florent Champion a demandé le coût et le fonctionnement en cas d’absence. Réponse de la maire : « À peu près 40 000 euros », auxquels s’ajoute un véhicule spécialement équipé, « entre 35 000 et 50 000 euros minimum », pas encore acheté, neuf ou d’occasion. Pour une présence 24 heures sur 24, il faudrait un second maître-chien, ce qui n’est pas prévu à ce stade.
Six policiers promis, trois arrivés
L’opposant a aussi rappelé la promesse de juin : six policiers municipaux attendus en septembre. « On est à trois en effectif actuellement, quatre avec le maître-chien, et à mon avis à six au mois de décembre, si tout va bien » a reconnu la maire. Richard Miquelis a précisé qu’un jury tenu la veille avait « récupéré deux nouveaux policiers municipaux », disponibles « dans quelques mois. »
« Recruter un policier municipal, c’est très compliqué. On en est à faire de la publicité », a poursuivi Alexandra Masson. La cause principale ? « La concurrence de Monaco, qui est très, très forte. Les salaires sont quasiment du double. Quand il y a des gens de haut niveau, ils arrivent en Principauté naturellement. On n’est pas les seuls, Roquebrune et Beausoleil ont la même problématique. » La maire mise sur la nouvelle directrice pour « relancer la dynamique. »
« Quand on arrive dans un lieu où il n’y a pas de directrice, on sent que ça flotte un peu. » La délibération a été adoptée. Dans la même séance, le tableau des emplois a créé un poste de chef de service pour la brigade de nuit, « puisqu’on s’est engagé à ce qu’elle fonctionne 24 heures sur 24, sept jours sur sept. »

